
Cette semaine:
- J'ai enrichi ma liste d'expression grâce à ma sœur, très inspirée:
- Les locales : "
vois-tu moi le", "t'as tombé ton stylo", "mon cul c'est du poulet"(du Gers), "bien sage", "Fais un gros gâté à ta mamie", "la quinarelle"
(traduction: la chouineuse en gaga et accessoirement mot le plus laid du monde)- Les très classes "
ça déchire sa mère", "c'est la fête du string" (ou
du slip selon l'humeur).
- Les familiales : "
tu rêves Herbert", "monte là dessus tu verras Montmartre", "j'hallucinogène".

- J'ai enfin vu "Le parrain" de Coppola. Immense, génial, mythique film!! De l'amour, de l'action, du suspens, tout y est. Un chef d'oeuvre!
- Et dans la série: "dans quel monde on vit" (expression qui intégre bien évidemment le classement):
- Le gynéco de Dati nous raconte dans le détail, dans Paris Match, l'accouchement de la ministre.
Bel exemple de conscience professionnelle... Juste hallucinant.- Darcos souhaite "
sanctuariser"
(pour un état laïc, déjà, le mot est bien choisi...) les écoles en plaçant éventuellement des portiques, détecteurs de métaux ou en instaurant des fouilles à l'entrée...
Belle idée du sanctuaire. Et de l'école.- La pipe de Jacques Tati censurée sur les affiches de l'expo de la cinémathèque et remplacée par un petit moulin sur les panneaux RATP.
Prendrait on vraiment les gens pour des cons? (dans la même idée, la cigarette de coco chanel/audrey tautou, censurée également par la ratp)- Un instit a été condamné pour avoir "menacé un élève au cutter". Traduction: l'élève de 9 ans perturbant la classe en montrant son zizi, l'instit a eu la -certe mauvaise- idée de lui dire "ça suffit ou je coupe tout ce qui dépasse" en montrant son cutter. Bing procés. Suspension de 4mois, 9heures de garde à vue et 500 euros d'amende avec sursis.
Notre société, n'a t-elle pas perdu à la fois, son sens de l'humour, son respect des profs, sa raison? Avons nous perdu le sens du vivre-ensemble à ce point, pour faire des procès pour de telles broutilles?
Je connais le poids des mots. La protection de l'enfant bien sûr c'est essentiel. Mais là ça devient ridicule.
Nos enfants ne sont pas en sucre, merde! Ce n'est pas en les élevant dans du coton, qu'on va leur apprendre à affronter la vie.
( je rassure ceux qui s'inquièteraient, mon fils à 3ans , n'a jamais reçu de fessée de sa vie. Je ne suis ni pour la violence verbale ni pour la violence physique, mais je crois que le combat pour la protection des enfants en danger, ne se situe franchement pas là. Bien sûr, je ne dis pas que cet instit a été très inspiré avec cette boutade, je dis juste qu'on est tous humains et qu'il me semble que ça peut arriver à tout le monde d'avoir un mot malheureux. Je pense que ceux qui ont 30 gamins à gérer 28heures par semaines confirmeront!?). Voilà... ça va mieux en le disant!
Allez zou, demain je vous parle de la gestation pour autrui.