dimanche 29 mars 2009

Des vertus curatives comparées de la littérature, la musique ou le cinéma

La semaine dernière j'ai été malade, rien de grave rassurez vous (si si je vous sens inquiets..), juste un gros coup de fièvre qui m'a laissé le temps de lire/regarder un film/ écouter de la musique tranquilou au frais de la sécu... Comment ça j'ai pas honte? Ben non, parce que j'étais vraiment malade, si si. (non la vérité, c'était terrible, 39 de fièvre, ça fait 10ans que ça m'était pas arrivé, ça fait un drôle d'effet...). Bref:

  • le film: "Le premier jour du reste de ta vie" de Rémi Bezançon , 2008:

  • Dès le générique, j'ai été conquise par ce film, qui fait penser à la chanson de Bénabar (que je déteste par ailleurs car elle me fait pleurer...), vous savez celle de la famille qui emménage dans un pavillon, les années qui passent, tout ça...
Bon, en gros, l'histoire se déroule sur 12ans. Le film raconte 5 jours qui ont boulversé la vie d'une famille : le premier jour est celui du départ du premier fils de la maison, le deuxième celui où la jeune soeur perd sa virginité, etc...

Ce film est émouvant à souhait, mais drôle aussi. On ne peut pas ne pas se sentir touché par cette histoire tellement banale mais tellement vraie. On se reconnait tous (enfin à mon avis) dans cette famille où chacun cherche sa place par rapport aux autres: les conflits père/fils qui se perpétuent de génération en génération, le traditionnel conflit mère/fille aussi avec la difficulté pour la mère de se sentir vieillir, la recherche du bonheur par chacun des enfants qui sont en train de devenir adultes, chacun à leur façon...

Bref, un film français sans prétentions, qui va droit au coeur. Un vrai moment de bonheur et d'émotion. Je vous le conseille mille fois.


  • le livre: "L'ombre du vent" de Carlos Ruiz Zafon:

Pour ses 10ans, en 1945, la vie de Daniel va changer. Le livre qu'il vient de recevoir va le bouleverser et il va tout faire pour apprendre tout ce qu'il peut sur son mystérieux auteur, Julien Carax. Ses recherches vont l'embarquer dans une histoire qui ressemble à la sienne, une histoire à rebondissements...

Un roman d'apprentissage mais aussi d'amour, presque un conte, qui comporte sa dose de fantastique, un zeste d'historique, du suspens. Tous les ingrédients pour plonger...

La citation: "Les livres sont des miroirs, et l'on y voit que ce qu'on porte en soi-même."

Encore un livre lu dans le cadre du défi de grominou, super choix, merci à toutes celles qui me l'ont conseillé! ( promis Clémence, je lis "La voleuse de livres" très vite!)

  • l'album: Joyful de Ayo
Un album tout simple, tout calme, tout zen dont vous connaissez surement le sublime "Down on my knees" (meilleure chanson de l'album par ailleurs, selon moi)... Un mélange soul, pop et reggae. Des mélodies douces, un peu mélancoliques, une voix chaude, juste réconfortant.



jeudi 5 mars 2009

Séances de rattrapage (ou pas)

Pour fêter mon retour sur la blogo après un long silence (si si... même que je vous ai manqué.. souvenez vous...), beaucoup de stress et de boulot, voici une petite chronique des derniers films que j'ai vu, au ciné ou en dvd hein, parce que c'est pas tout ça, mais le ciné, quand on a des enfants, chacun sait que c'est pas tous les jours. Bref...


  • Slumdog mullionnaire de Danny Boyle (2009): Jamal, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l’émission « Qui veut gagner des millions? ». Il n’est plus qu’à une question de la victoire lorsque la police l’arrête sur un soupçon de tricherie. Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d’où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu’il a perdue.
Un film 8 fois primé aux oscars mais qui suscite la polémique en Inde car on lui reproche de montrer l'extrême pauvreté de façon crue. D'exploiter la pauvreté pour certains... Moi ce film m'a rappellé "La cité de Dieu" (sur les bidonvilles sud américains). J'ai adoré. Certe c'est un conte de fée, mais le film a le mérite de montrer une certaine réalité de l'Inde mais pas seulement (on y voit aussi les call center, les beautiful people, les grattes ciel qui se contruisent..). Le film est dur, mais on en sort pas triste. C'est une fable, à ne pas prendre au pied de la lettre. Moi j 'ai aimé l'histoire, les acteurs la musique, j'ai trouvé ça poignant mais gaie à la fois. Et vous?



Le Tombeau des Lucioles de Isao Takahata (1988): film d'animation japonais sur la seconde guerre mondiale. Ce film raconte l'histoire d'un jeune garçon, Seita, 14 ans, et de sa petite sour, Setsuko, 4 ans, qui ont survécu au bombardement incessant de Kobe par les Américains. Orphelins, ils trouvent refuge chez leur tante qui semble ne pas être ravie d'avoir deux bouches de plus à nourrir. Ils décident alors de s'installer dans un vieux refuge hors de la ville, poussés par la méchanceté de leur tante. Malheureusement, les temps sont durs, et hors de la communauté, Seita ne peut espérer avoir une quelconque ration. Setsuko devient de plus en plus malade...

Un film absolument somptueux, poétique, une histoire magnifique (tirée d'un récit autobiographique), une graphisme sublime... mais à conseiller seulement pour les adultes ( et encore, ceux qui ont le coeur bien accroché... car le mien est resté serré tout le long). Un chef d'oeuvre.


Annie Hall de Woody Allen (1977): A l'aube de ses quarante ans Alvy fait son introspection et nous raconte notamment son histoire d'amour avec Annie Hall qui vient de le quitter (Diane Keaton, géniale!).

Tous les thèmes alleniens traditionnels sont là: son amour pour New York doublé de sa haine pour la Californie, Los Angeles et le soleil... Ses névroses obsessionnelles: la mort, les femmes, le sexe, l'antisémitisme, la psychanalyse, les drogues, la prétention intellectuelle.. Ses influences tel Ingmar Bergman, Groucho Marx ou Freud... Ses souvenirs d'enfance récurrents... Sa paranoïa... Du pur Woody Allen à l'ancienne. Pas le meilleur que j'ai vu ( je garde un gros faible pour "Anything else") mais vraiment très chouette. Oscar du meilleur film en 1977.

No country for old men des frères Cohen (2007): Texas, 1980. Alors qu'il chasse près de la frontière du Mexique, Llewelyn Moss découvre par hasard les cadavres d'une bande de trafiquants de drogue et une mallette contenant deux millions de dollars dont il s'empare. Il se retrouve poursuivi par un tueur psychopathe engagé initialement pour récupérer l'argent, et par un shérif vieillissant et désabusé...

Moi qui ne connaissais des frères Cohen que The big Lebowski et Burn after reading, j'ai été surprise car on est là dans un style totalement différent. Il s'agit d'un thriller très prenant. J'ai beaucoup aimé. Encore un film oscarisé (4fois en 2008). Vous l'aurez compris , je ne fais pas dans l'underground...

Azur et Asmar de Michel Ocelot ( le papa de Kirikou!) (2006): Il y a bien longtemps, deux enfants étaient bercés par la même femme. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Elevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement.Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djins que lui racontait sa nourrice, n'aura de cesse de la retrouver, au-delà des mers.

Très beau film d'animation. Un conte superbe, émouvant, un peu moraliste, mais pas trop. Des dessins somptueux. Arthur est fan et nous aussi.

Et vous? c'est quoi vos derniers coup de coeur ciné? Des Dvd à me conseiller?